Jeu de tarot sur une table, ambiance chaleureuse, lumière douce, sans texte
Tarot Humour Lecture : 6 min

Est-ce que faire appel à quelqu’un pour un tirage de tarot fait de toi quelqu’un de perché ?

Réponse courte : non. Réponse longue : ça dépend surtout de comment tu t’en sers. Et bonne nouvelle : on peut parler tarot sans encens obligatoire, sans capeline, et sans te faire peur avec “un grand bouleversement”.

Déjà, “perché”, c’est un mot pratique. Ça permet de ranger dans une même boîte : les gens qui méditent, les gens qui font du CrossFit, les gens qui disent “j’ai besoin d’alignement”, et ton oncle qui a un tableau Excel pour ses vacances. Moralité : on est tous perchés, juste pas au même endroit.

À retenir

Faire un tirage, c’est rarement “croire au destin”. C’est souvent chercher un angle, un tri, une mise au point. Le tarot peut être un miroir. Pas un tribunal.

Pourquoi tu as envie d’un tirage (en vrai)

La plupart du temps, tu ne viens pas pour “connaître l’avenir”. Tu viens parce que tu es dans un de ces états :

  • trop d’options (et tu veux un fil)
  • trop d’émotions (et tu veux un cadre)
  • trop d’infos (et tu veux une synthèse)
  • trop de mental (et tu veux accéder à ce que tu sais déjà)

Et ça, ce n’est pas être perché. C’est être humain, version “j’ai un cerveau qui tourne fort”.

« Le tarot ne te dit pas quoi faire. Il te montre où ça tire. »

Ce que le tarot fait bien (et ce qu’il ne doit pas faire)

Ce que ça fait bien

  • Mettre de l’ordre : nommer les forces en présence.
  • Rendre visible : ce que tu évites, ce que tu surestimes, ce que tu minimises.
  • Ouvrir une option : un angle que tu n’avais pas regardé.
  • Te redonner du choix : sortir du “je subis”.

Ce que ça ne doit pas faire

  • te faire peur pour te garder
  • remplacer tes décisions par des “signes”
  • devenir une béquille quotidienne (“je tire avant de répondre à un SMS”)
  • te couper du réel (argent, santé, sécurité : on reste lucide)
Règle d’or

Un bon tirage te rend plus clair·e, plus libre, plus calme. Si tu sors plus confus·e ou plus dépendant·e, ce n’est pas un tirage, c’est un piège.

Ok mais… c’est quoi “être perché”, alors ?

Être perché, ce n’est pas consulter. Être perché, c’est quand tu délègues ton pouvoir à quelque chose d’extérieur.

Exemple :

  • Version saine : “Je fais un tirage pour clarifier ce que je ressens, puis je décide.”
  • Version perché-dépendance : “Je fais un tirage pour savoir si j’ai le droit d’exister aujourd’hui.”
« La frontière, c’est la responsabilité : est-ce que tu gardes le volant ? »

Les red flags (si tu veux éviter les arnaques et le drama)

On va faire simple. Fuis si on te dit :

  • “On t’a jeté un sort” (et bizarrement, la solution coûte 180€)
  • “Je vois une maladie / un accident” (non.)
  • “Ton ex revient à une date précise” (la précision gratuite = marketing)
  • “Tu dois refaire un tirage vite” (urgence artificielle = dépendance)
Green flag

Quelqu’un de sérieux te pose des questions, te donne des hypothèses, et te rend tes choix. Pas quelqu’un qui t’impose un scénario.

Comment faire un tirage “pas perché” (et très utile)

Si tu veux que ça serve, garde ces 4 règles :

  • 1 question = 1 tirage (sinon tu fais du bruit, pas du clair)
  • Une formulation concrète (“Qu’est-ce qui bloque ?” > “Que va-t-il se passer ?”)
  • Une action à la fin (“ok, je fais quoi cette semaine ?”)
  • Pas de tirage compulsif (si tu stresses, tu ne lis plus, tu cherches une permission)
« Le tarot marche mieux quand tu veux comprendre. Il marche moins bien quand tu veux être rassuré·e à tout prix. »

Conclusion : non, tu n’es pas perché·e. Tu es en recherche de clarté.

Faire appel à quelqu’un pour un tirage, c’est comme demander un regard extérieur : parfois tu as juste besoin qu’on te renvoie une structure.

Et si tu veux un tirage qui reste ancré (sans grand théâtre), c’est exactement le principe ici : on pose une question, on lit ce qui se joue, et tu repars avec du clair et une direction.